Et pourtant...
Ca me rend triste. Une tristesse égoïste.
Mais de la tristesse, au fond.
Je m'applique de jour en jour à tuer chacune de mes émotions. Les médicaments m'y aident. Je ne veux plus pleurer. Je ne veux plus sauter partout et faire rire les autres. C'est encore un nouveau personnage que je me crée, plus proche d'Emily Bones que de Sushi. Calme. Mortellement calme.
Un masque parfait.
Tu sais, quand je pense à toi, c'est comme si je me retrouvais au milieu d'un desert de sable.
Brûlant.
Tant que je ne bouge pas, que je ne pense pas à toi, tout va bien. Mais je n'avance pas. Et je brûle lentement. Et je meurs, doucement.
Des que je pense à toi, c'est comme si je faisais un pas. Un pas qui souleverait un nuage de poussiere. Tu sais, une poussiere qui te brûle les yeux et t'assèche la bouche.
Comme je le disais, je m'applique tout les jours à paufiner mon masque. Je me surprend parfois à repenser au film "The Wall". Est-ce bien? Est-ce mal? Je ne sais pas. Et je m'en fous. Au fond, j'ai juste besoin de vacances. Au fond, j'aurais juste besoin de m'arracher deux ou trois organes. Comme mon coeur. Ou mon foie.
Un masque. Un masque parfait.
J'y suis presque, tu sais?